À l’ère du numérique en perpétuelle mutation, le paysage du marketing digital est en constante évolution. Chaque jour apporte son lot de nouvelles méthodes, d’outils innovants et de technologies émergentes, définissant ainsi les normes et les pratiques métiers, de nouveaux profils apparaissent !
Parmi eux, le « growth hacker » suscite interrogations et curiosité quant à sa nature et à son rôle dans l’écosystème du marketing digital. Mais alors, qu’est-ce qu’un growth hacker ?
Est-ce une évolution du métier de webmarketeur ou un métier distinct et complémentaire ?
Des objectifs communs mais des approches distinctes
Le webmarketeur comme le growth hacker cherchent à promouvoir l’utilisation d’un produit ou d’un service.
Ils interviennent donc tout d’eux sur les phases awareness (sensibilisation à la marque) et d’acquisition (convertir les prospects en clients actifs en les incitant à franchir le premier pas).
Le webmarketeur se concentre sur la création d’une présence de marque solide et la diffusion d’un message précis auprès de son public cible (s’appuyant souvent sur la notoriété de la marque déjà existante).
Il utilise des stratégies de marketing de contenu, de la publicité ou encore les relations publiques pour attirer l’attention des consommateurs potentiels. Ils disposent souvent de budget conséquent et de consignes assez strictes, découlant de la structure hiérarchique de leur société.
En revanche, le growth hacker adopte une approche plus agile et novatrice. Il analyse en profondeur le comportement des utilisateurs en découpant chaque étape du tunnel de vente pour pouvoir y accoler des actions spécifiques.
Source : Hubspot
Le growth hacker s’attache à comprendre l’ensemble du processus de conversion et à identifier les points de friction potentiels où les utilisateurs peuvent abandonner leur parcours utilisateurs. En conséquence, le growth hacker est constamment à la recherche de moyens d’optimisation et d’amélioration de chaque étape du tunnel de vente.
| Aspect | Webmarketeur | Growth Hacker |
| Focus principal | Développer la notoriété de la marque, diffuser un message | Optimiser le tunnel de conversion, identifier les frictions |
Stratégies utilisées | Marketing de contenu, publicités, relations publiques | Campagnes personnalisées, techniques virales, guerrilla marketing |
| Budget et environnement | Budgets conséquents, cadre hiérarchique strict | Budget faible, approche agile, flexibilité, expérimentations rapides |
| Outils et méthodes | Canaux établis (SEO, SEM, réseaux sociaux) | Tests A/B, itérations rapides, focus sur les données utilisateurs |
| Points Forts | Planification rigoureuse, contrôle des messages | Adaptabilité, innovation continue |
Adaptabilité versus Planification
Une différence majeure réside dans l’approche “AGILE” du growth hacker par rapport à la planification “rigide” du web marketeur.
Le webmarketeur suit souvent un processus planifié et méthodique pour intégrer de nouveaux produits ou services à son environnement.
Son travail consiste alors à adapter le marché au produit/service proposé.
En effet, dans son cas, le produit n’évoluera plus, les études de conception ou sa pertinence sur le marché ont déjà été effectuées en amont. Le webmarketeur doit intégrer la stratégie de mise sur le marché du produit de son entreprise pour concevoir son plan de lancement du nouveau produit/services.
Le growth hacker, en revanche, peut prendre plus de risques et expérimenter des stratégies différentes rapidement. Il est habitué à évoluer dans un environnement d’incertitudes et de changements constants, ajustant ses stratégies en fonction des résultats et des retours du marché.
Cela peut impliquer une approche plus itérative et agile, où le produit est continuellement ajusté et amélioré en fonction des retours des utilisateurs et des tendances du marché. Cette approche centrée sur le marché permet au growth hacker de créer des solutions innovantes et personnalisées qui répondent efficacement aux besoins changeants des consommateurs, tout en favorisant une croissance durable de l’entreprise.
Une différence d’approche dans la phase d’acquisition entre le webmarketeur et growth hacker
L’étape d’acquisition est abordée différemment entre un webmarketeur et un growth hacker, reflétant ainsi leurs approches distinctes en matière de stratégie de croissance.
Le webmarketeur adopte une approche plus conventionnelle de l’acquisition, axée sur des méthodes établies en amont du lancement d’un produit ou service.
Il s’efforce souvent de capturer des données personnelles telles que les adresses e-mail ou les numéros de téléphone pour établir des contacts directs avec les prospects. Les tactiques utilisées peuvent inclure des formulaires de contact sur le site web, des pop-ups incitatifs ou des offres promotionnelles pour inciter les visiteurs à s’inscrire à une newsletter ou à créer un compte.
La démarche du webmarketeur est souvent structurée et planifiée, avec une analyse minutieuse des performances et une optimisation constante des campagnes d’acquisition en fonction des résultats obtenus.
Les canaux utilisés sont généralement des canaux de communication classiques établis par l’entreprise, tels que les réseaux sociaux, le référencement sur les moteurs de recherche ou encore les campagnes d’e-mail marketing. Les stratégies sont élaborées en fonction des budgets alloués et des objectifs prédéfinis.
Le growth hacker adopte une approche plus agile et expérimentale de l’acquisition. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la collecte de données personnelles, le growth hacker cherche à comprendre le comportement des utilisateurs et à créer des parcours d’acquisition personnalisés en fonction de leurs besoins et préférences.
Le growth hacker est prêt à prendre des risques et à expérimenter de nouvelles tactiques pour attirer l’attention des utilisateurs et les inciter à s’engager avec la marque. Cela peut impliquer l’utilisation de techniques plus novatrices telles que le growth hacking viral, où le contenu est conçu pour être partagé rapidement et massivement sur les réseaux sociaux, ou le recours à des incitations non conventionnelles pour encourager les utilisateurs à passer à l’action.
En résumé, le webmarketeur privilégie des approches éprouvées et des canaux de communication établis dans la phase d’acquisition alors le growth hacker adopte une approche plus flexible et innovante, prêt à expérimenter de nouvelles stratégies pour stimuler la croissance de l’entreprise, quasi à tout prix !
| Phase d’acquisition | Webmarketeur | Growth Hacker |
| Méthodes traditionnelles | Captation d’emails, campagnes publicitaires | Expérimentations virales, parcours utilisateurs optimisés |
| Canaux principaux | Réseaux sociaux, moteurs de recherche, email marketing | Growth hacking viral, partenariats innovants |
| Objectif d’acquisition | Créer une base solide d’utilisateurs | Maximiser la croissance rapide par des tactiques innovantes |
Vers une synergie des approches d’acquisition
Loin des guerres de clocher traditionnelles, le webmarketeur et le growth hacker sont complémentaires. Ils utilisent des tactiques différentes mais partagent le même but, stimuler la croissance de l’entreprise. Ils sont souvent un socle de compétences communs mais des profils assez éloignés.
En combinant la rigueur et la planification du webmarketeur avec l’agilité et l’adaptabilité du growth hacker, les entreprises peuvent créer une stratégie de marketing digital robuste et efficace. Les deux profils sont donc très complémentaires.
Bien évidemment, le growth hacker convient plus à un univers start up, dont le lancement amène nécessairement une prise de risque et un budget plus serré, sauf si vous levez des fonds comme Uber !
